Avant de continuer : cet article fait partie d’un ensemble sur les documents du chantier de l’artisan, du devis à la réception.

Le devis est la première pièce du chantier, et la seule que tout artisan produit chaque semaine. C’est aussi celle où les erreurs se recopient le mieux : une mention oubliée dans le modèle, un seuil lu sur un forum, un formulaire de TVA qui n’existe plus depuis 2025. Cette page donne d’abord ce que le devis doit porter, texte en face, puis ce que l’IA fait vraiment pour le produire et le relancer.

Les règles qui suivent sont celles du dépannage, de la réparation et de l’entretien, qui ont leur texte propre, et celles de la TVA et de l’assurance, qui valent pour tous les travaux dans un logement. Un marché de travaux neufs ou un marché public a ses propres pièces : la décomposition du prix global et forfaitaire (DPGF) en est une.

Quatre chiffres à connaître

10 mentions
Le contenu minimal du devis détaillé de dépannage, de réparation ou d’entretien, dû quel que soit son montant.
Arrêté du 24 janvier 2017, article 4 · en vigueur depuis le 1er avril 2017
16 février 2025
La fin de l’attestation de TVA : depuis, le client certifie sur le devis ou la facture les conditions du taux réduit.
BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40, § 60 · version du 9 septembre 2026
2 ans
L’ancienneté minimale des locaux d’habitation pour appliquer 10 % ou 5,5 % aux travaux, à faire certifier par le client.
BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40, § 80 · version du 9 septembre 2026
1 000 € TTC
Le montant sous lequel une certification allégée suffit : client, immeuble, nature des travaux et mention de l’achèvement depuis plus de deux ans.
BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40, § 90 · version du 9 septembre 2026

Textes relus sur Legifrance et sur le BOFiP le 27 septembre 2026.

Le devis est-il obligatoire, et à partir de quel montant ?

Pour le dépannage, la réparation et l’entretien dans le bâtiment et l’équipement de la maison, le devis détaillé est dû sans seuil de montant, avant l’exécution. L’article 4 de l’arrêté du 24 janvier 2017 l’écrit ainsi : « Préalablement à l’exécution de toute prestation visée à l’article 1er, conclue en établissement commercial, le professionnel remet au client un devis détaillé » (arrêté du 24 janvier 2017, en vigueur depuis le 1er avril 2017). L’article 1er vise aussi le remplacement ou l’ajout de pièces, et exclut notamment les prestations payées par forfait dans un contrat d’entretien ou de garantie.

Chez le client, la règle ne disparaît pas, elle change de forme. L’article 4 de l’arrêté poursuit : « Lorsque le contrat est conclu hors établissement au sens de l’article L. 221-1, le devis détaillé revêt la forme du contrat déterminée aux articles L. 221-5 et L. 221-9 du code de la consommation » (II). Il affiche alors, en plus, le taux horaire de main-d’œuvre et le temps estimé, ou le montant forfaitaire, la dénomination et le prix unitaire des produits, et les frais de déplacement.

Les métiers visés sont listés en annexe de l’arrêté et repris par la fiche Devis obligatoire de service-public.gouv.fr : maçonnerie, génie climatique, plomberie, électricité, menuiserie, serrurerie, couverture, peinture, vitrerie, revêtements de sols, entre autres. Le seuil de 150 euros que l’on voit encore recopié ne figure pas dans le texte en vigueur, qui a abrogé l’arrêté du 2 mars 1990 : c’est le genre de chiffre qu’une IA te ressortira avec aplomb, parce qu’il traîne dans des milliers de pages.

Quelles mentions ton devis doit-il porter ?

Dix mentions, fixées par le I de l’article 4 de l’arrêté du 24 janvier 2017. Ce n’est pas une liste de bonnes pratiques, c’est le contenu attendu.

MentionCe que ça veut dire concrètement
Date de rédactionLa date du jour où tu établis le devis, pas celle de la visite
Nom et adresse de l’entrepriseTon identification complète d’entreprise
Nom du clientLe client réel, pas « le propriétaire »
Lieu d’exécution de l’opérationL’adresse du chantier, qui n’est pas toujours celle du client
Nature exacte des réparations à effectuerLe périmètre, écrit assez précisément pour trancher un désaccord plus tard
Décompte détailléPour chaque prestation et chaque produit : dénomination, prix unitaire, désignation de l’unité, quantité prévue
Frais de déplacement, le cas échéantNommés, pas noyés dans un poste « divers »
Somme globale HT et TTC, avec le taux de TVALes deux totaux, et le taux appliqué écrit en toutes lettres
Durée de validité de l’offreSans elle, ton prix te suit indéfiniment
Caractère payant ou gratuit du devisÀ indiquer, y compris quand il est gratuit

Le III du même article ajoute une information à donner au client : il « peut conserver les pièces, les éléments ou appareils remplacés », selon un modèle annexé à l’arrêté. Un logiciel de devis porte cette liste dans son gabarit ; un assistant généraliste l’oubliera si tu ne la lui donnes pas.

Anatomie d’un devis de dépannage, mention par mention Un devis fictif sur une page, avec huit pastilles. Un : en-tête, entreprise et date de rédaction. Deux : client et lieu d’exécution. Trois : nature exacte des travaux. Quatre : décompte détaillé, trois lignes avec désignation, quantité, unité et prix unitaire hors taxes, dont une ligne de déplacement. Cinq : total hors taxes, taux de TVA et total toutes taxes comprises. Six : durée de validité et caractère gratuit du devis. Sept : encadré de certification du client pour le taux réduit de TVA, logement achevé depuis plus de deux ans, pas d’immeuble neuf, surface de plancher augmentée de 10 % au plus, date et signature. Huit : attestation d’assurance de responsabilité décennale jointe. Les montants et le taux sont fictifs et ne disent pas quel taux s’applique à ce cas. DEVIS n° 2026-041 rédigé le 12/10/2026 1 Entreprise : nom, adresse, SIRET Client : nom · Chantier : adresse 2 Nature : remplacement d’un mitigeur 3 Désignation Qté Unité PU HT Total Mitigeur 1 u 180,00 180,00 Main-d’œuvre 1,5 h 55,00 82,50 Déplacement 1 forfait 30,00 30,00 4 Total HT 292,50 TVA 10 % 29,25 Total TTC 321,75 5 Validité : 30 jours · Devis gratuit 6 Certification du client (TVA à 10 %) locaux d’habitation achevés depuis plus de deux ans ; pas d’immeuble neuf, surface de plancher +10 % au plus date et signature du client 7 Attestation d’assurance décennale jointe code des assurances, L243-2 8
  1. En-tête : l’entreprise et la date de rédaction.
  2. Client et lieu d’exécution : deux mentions distinctes, l’adresse du chantier n’est pas toujours celle du client.
  3. Nature exacte des travaux : le périmètre qui tranchera un désaccord.
  4. Décompte détaillé : dénomination, quantité, unité, prix unitaire, et les frais de déplacement nommés.
  5. Totaux : hors taxes, taux de TVA, toutes taxes comprises.
  6. Validité et prix du devis : combien de temps ton prix tient, et si le devis est gratuit ou payant.
  7. Certification TVA : signée par le client, elle remplace l’attestation depuis 2025.
  8. Attestation d’assurance : jointe au devis, pas seulement mentionnée.
Schéma 1 Un devis de dépannage conforme tient sur une page, et deux pièces s’y ajoutent Les mentions 1 à 6 viennent de l’arrêté du 24 janvier 2017. La certification TVA et l’attestation d’assurance viennent d’autres textes et valent pour tous les travaux dans un logement. Devis fictif : les montants et le taux illustrent la structure, ils ne disent pas quel taux s’applique à ce cas. Sources : arrêté du 24 janvier 2017, article 4 ; BOI-LETTRE-000280 ; code des assurances, article L243-2.

Quelle mention remplace l’attestation de TVA ?

Une certification du client, écrite sur le devis ou sur la facture. Pour appliquer le taux de 10 % ou de 5,5 % à des travaux dans un logement, le client certifie que l’immeuble est affecté à l’habitation et achevé depuis plus de deux ans, que les travaux réalisés sur deux ans au plus ne concourent pas à produire un immeuble neuf ni n’augmentent la surface de plancher de plus de 10 %, et, pour le taux de 5,5 %, qu’il s’agit de travaux de rénovation énergétique (BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40, § 80, version du 9 septembre 2026).

La trouvaille Le formulaire d’attestation de TVA n’est plus exigé depuis le 16 février 2025 : le BOFiP précise que la nouvelle exigence de certification « ne s’applique pas aux travaux en cours au 16 février 2025 » (BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40, § 60). La réforme vient de la loi de finances pour 2025 (actualité BOFiP du 9 septembre 2026). Un modèle de devis ou une page en ligne qui te demande encore l’attestation date d’avant cette réforme : la bonne pièce, aujourd’hui, est la mention signée sur ton devis.

Le modèle officiel. L’administration publie des modèles de mention, pour le devis (§ 10 et 20) et pour la facture (BOI-LETTRE-000280, version du 9 septembre 2026). Ils commencent par « Je soussigné(e) », reprennent les conditions ci-dessus, et se terminent par la date et la signature du client. Le même texte précise que ces modèles « constituent des illustrations, la rédaction étant laissée à la libre appréciation du preneur » : tu peux écrire ta propre formule, à condition qu’elle porte tous les éléments.

Sous 1 000 euros TTC, une version allégée suffit : le document mentionne le nom et l’adresse du client et de l’immeuble, la nature des travaux, et que l’immeuble est achevé depuis plus de deux ans (§ 90).

Si la certification manque ou se révèle fausse. Sans certification, le taux normal s’applique à l’ensemble des prestations (§ 130). Si les mentions sont inexactes du fait du client, il est tenu solidairement avec toi au paiement du complément de taxe (§ 220) ; si l’erreur vient de toi, tu en restes seul redevable (§ 230). Toi comme ton client conservez les devis, factures et pièces jusqu’au 31 décembre de la cinquième année suivant la facturation (§ 100).

Garde-fou Le taux, c’est toi qui le choisis, pas l’outil. Une IA à qui tu demandes « quelle TVA pour cette rénovation » répondra 10 % ou 5,5 % avec assurance, sans connaître l’âge du logement, son usage ni le détail des travaux. Tu fixes le taux sur les éléments réels, et le client le certifie par sa signature.

L’assurance sur le devis : ce que dit vraiment le texte

On lit partout que la mention de l’assurance professionnelle est obligatoire sur les devis et factures des artisans. Le texte existe : l’article L132-1 du code de l’artisanat impose d’indiquer l’assurance professionnelle obligatoire, les coordonnées de l’assureur et la couverture géographique. Mais son second alinéa écrit : « Le présent article n’est pas applicable aux personnes mentionnées aux articles L. 241-1 et L. 241-2 du code des assurances », c’est-à-dire précisément celles qui relèvent de l’assurance construction.

Pour elles, la règle est ailleurs, et elle est plus exigeante : les justifications d’assurance prennent la forme d’attestations, qui sont « jointes aux devis et factures des professionnels assurés », sur un modèle fixé par arrêté (article L243-2 du code des assurances, version du 8 août 2015). Si tu relèves de la décennale, ne te contente pas d’une ligne en bas de page : joins l’attestation.

Un mot sur l’acompte. Si tu demandes un versement à la signature, écris « acompte » dans le devis, pas « arrhes » : les deux mots n’ont pas le même effet si le client se dédit, et l’encaissement appelle sa propre facture d’acompte, TVA comprise.

Ce que l’IA fait sur un devis, et ce qu’elle ne fait jamais

La frontière tient en une phrase : l’IA met en forme, tu chiffres.

Ce qu’elle fait bien. Transformer une description parlée ou écrite en postes structurés (désignation, quantité, unité). Réutiliser une bibliothèque de prix que tu lui donnes. Reprendre la trame d’un devis déjà validé pour un chantier du même type. Vérifier qu’aucune mention ne manque, si tu lui donnes la liste. Rédiger la relance quand le devis dort depuis dix jours.

Ce qu’elle ne fait pas. Elle ne connaît pas tes prix : ton marché local, ta marge, ton coût horaire réel ne sont écrits nulle part dans un modèle de langage. Elle ne voit pas le chantier. Elle ne choisit pas le taux de TVA, qui dépend de faits qu’elle ignore. Et elle n’engage rien : un devis accepté et signé forme un contrat, et ce contrat est le tien.

Un modèle qui te propose un prix unitaire que tu ne lui as pas donné ne t’estime rien. Il fabrique un nombre crédible. Ce n’est pas la même chose, et ça se voit seulement à la fin du chantier.

Outil de devis ou assistant généraliste ?

Les deux fonctionnent, ils ne servent pas le même rythme d’activité.

Assistant généralisteOutil de devis du bâtiment
Bibliothèque de prixÀ recoller dans chaque conversationConservée, mise à jour, réutilisée
Mentions obligatoiresÀ lui fournir, sinon oubliéesDans le gabarit
Certification TVAÀ ajouter toi-mêmeÀ vérifier dans le gabarit
Suite devis, facture, relanceAucuneIntégrée
Bon pourDeux ou trois devis par mois, un chantier atypiqueUn flux régulier, une équipe, de la récurrence

Le comparatif des outils eux-mêmes est sur la page des meilleurs outils d’IA pour l’artisan du bâtiment. On ne touche aucune commission, et le seul test qui compte est le tien, sur tes vrais chantiers, pendant deux semaines.

La bibliothèque de prix, le vrai travail

Un outil de devis ne vaut que ce que vaut la liste de prix qu’il réutilise. Tant que ta bibliothèque est approximative, l’IA te produit des devis faux plus vite qu’avant.

Le travail utile tient en trois passes. Sortir tes dix derniers devis signés et en extraire les postes qui reviennent. Fixer une unité par poste (mètre carré, mètre linéaire, unité, heure) et t’y tenir. Dater ta bibliothèque et la réviser quand les fournitures bougent, sinon tu chiffres l’année dernière. Compte une à deux semaines pour que les propositions collent vraiment.

Le prompt qui structure un devis sans inventer un prix

Structure cette description de chantier en postes de devis. Tu ne chiffres rien toi-même.
CHANTIER (décrit sans nom ni adresse de client) : [TYPE DE TRAVAUX, SURFACE, CONTRAINTES,
ÉTAT DE L'EXISTANT].
MES PRIX DE RÉFÉRENCE : [COLLE TES POSTES : désignation, unité, prix unitaire HT].
TAUX DE TVA QUE J'AI RETENU : [TAUX, OU « À DÉTERMINER »].
Produis un tableau : désignation, quantité, unité, prix unitaire HT, total HT par poste,
puis total HT, taux et montant de TVA, total TTC.
RÈGLE ABSOLUE : n'utilise AUCUN prix unitaire ni AUCUN taux qui ne figure pas ci-dessus.
Si un poste nécessaire n'a pas de prix fourni, écris [À CHIFFRER].
Si une quantité ne se déduit pas de ma description, écris [À MESURER].
Vérifie ensuite la présence de : date de rédaction, nom et adresse de l'entreprise, nom du
client, lieu d'exécution, nature exacte des travaux, décompte détaillé avec unités, frais de
déplacement le cas échéant, total HT et TTC avec le taux de TVA, durée de validité,
caractère gratuit ou payant.
Si le taux retenu est 10 % ou 5,5 %, ajoute en fin de devis un encadré vide
« Certification du client » à compléter avec la formule du BOFiP, date et signature.
Liste en fin de réponse les mentions manquantes.
Garde-fou Ce prompt produit une trame chiffrée à partir de tes prix, pas un devis prêt à envoyer. Chaque [À CHIFFRER] est une décision qui t’appartient, chaque [À MESURER] est un passage sur le chantier. Et le devis que tu signes t’engage contractuellement, quelle que soit la machine qui l’a mis en page.

La relance : le poste où le gain est le plus net

Un devis envoyé puis jamais relancé ne se perd pas parce que le client a dit non. Il se perd parce que personne n’est revenu vers lui et que quelqu’un d’autre l’a fait.

Le mécanisme utile est simple : une liste des devis en attente avec leur date d’envoi et leur durée de validité, un rythme décidé une fois pour toutes (par exemple un premier message à trois jours, un second à dix jours, un appel ensuite), et des textes déjà rédigés qu’il ne reste qu’à relire. L’IA prend le troisième point entièrement, et le premier si tu lui donnes la liste. Le rythme, c’est toi qui le fixes. Fais-toi écrire trois versions de chaque relance, de la plus douce à la plus ferme, et garde-les en modèles : tu choisis en dix secondes au lieu de réécrire à chaud.

La facturation électronique arrive juste derrière

Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir leurs factures sous forme électronique lorsque leur fournisseur a l’obligation de les émettre ainsi, et les grandes entreprises et ETI émettent déjà. L’obligation d’émettre s’étend aux PME et microentreprises au 1er septembre 2027 (impots.gouv.fr, à partir de quand suis-je concerné). Si tu changes d’outil de devis cette année, regarde ce qu’il prévoit pour cette échéance avant ce qu’il promet côté IA. Le détail est sur la page facturation électronique.

Fiche pratique

Vérifier un devis avant de l’envoyer

Dix contrôles, pour un dépannage, une réparation ou un entretien dans un logement. Chacun renvoie à une règle expliquée plus haut.

Les mentions

  • Date de rédaction, entreprise, client et lieu d’exécution sont écrits, lieu du chantier compris s’il diffère de l’adresse du client.
  • La nature des travaux est précise au point de trancher un désaccord.
  • Chaque ligne a sa dénomination, son unité, sa quantité et son prix unitaire.
  • Les frais de déplacement sont nommés, pas fondus dans un poste « divers ».
  • Les totaux HT et TTC et le taux de TVA figurent, avec la durée de validité et le caractère gratuit ou payant du devis.
  • Hors établissement, le taux horaire et le temps estimé, ou le forfait, sont affichés.

La TVA et l’assurance

  • À 10 % ou 5,5 %, l’encadré de certification est prêt pour la signature du client, pas l’ancienne attestation.
  • Le taux a été choisi sur les faits réels : âge et usage du logement, nature des travaux.
  • L’attestation d’assurance décennale est jointe.

Après l’envoi

  • La date de relance est à l’agenda, avant la fin de la validité.

Isoler la fiche pour l’imprimerC’est prêt : lance l’impression (Ctrl+P, ou Cmd+P sur Mac), seule la fiche sortira.Fiche tirée de « Devis de travaux : mentions obligatoires et mention TVA », productiv-ia.fr

Le risque : le prix plausible et faux

Une IA générative ne calcule pas un devis, elle prédit la suite la plus crédible d’un texte. Demande-lui un prix au mètre carré de faïence posée, un taux de TVA pour une rénovation ou un seuil de devis obligatoire, et elle produira une réponse parfaitement formée. Rien ne garantit qu’elle soit juste, et rien dans sa formulation ne te le signalera.

Les trois cibles favorites de l’invention, dans l’ordre de dangerosité : les prix unitaires, qui passent inaperçus jusqu’au bilan ; les taux de TVA, qui dépendent de faits que la description ne donne pas ; les obligations réglementaires, seuils, mentions et formulaires, dont certaines ont changé en 2025. Sur ces trois familles, la règle est la même : on donne l’information à l’IA, on ne la lui demande jamais.

Ton premier devis IA cette semaine

Prends le prochain chantier à chiffrer, et fais-le deux fois : une fois à ta main, une fois avec le prompt ci-dessus et ta liste de prix collée dedans. Compare le temps passé, le nombre de postes oubliés de chaque côté, et le nombre de [À CHIFFRER] que l’outil a signalés honnêtement plutôt que comblés. Passe les deux versions à la fiche de vérification. Fais-le sur trois ou quatre devis avant de conclure ; si le gain est là, branche ensuite les relances.

À lire ensuite

Pour savoir lequel de ces postes te ferait gagner le plus sans t’exposer, le diagnostic IA part de ta réalité de chantier. Tu peux aussi te former aux bons usages avec une formation IA, ou cadrer tes priorités avec un audit IA.

Sources

Rédigé par IA, validé par humain. Aucun éditeur cité ne nous rémunère. Cet article ne remplace ni la réglementation applicable, ni l’avis de ton expert-comptable sur un taux de TVA, ni celui d’un conseil sur un cas concret.

Questions fréquentes

À partir de quel montant un devis est-il obligatoire dans le bâtiment ?
Pour les prestations de dépannage, de réparation et d’entretien dans le bâtiment et l’équipement de la maison, il n’y a pas de seuil : l’article 4 de l’arrêté du 24 janvier 2017 impose de remettre un devis détaillé « préalablement à l’exécution de toute prestation » visée par le texte. La fiche Devis obligatoire de service-public.gouv.fr liste les métiers concernés, de la maçonnerie à la plomberie. Le seuil de 150 euros qui circule encore ne figure pas dans ce texte, entré en vigueur le 1er avril 2017 et qui a abrogé l’arrêté du 2 mars 1990.
L’attestation de TVA à 10 % existe-t-elle encore ?
Non. Depuis le 16 février 2025, la justification du taux réduit passe par une certification du client portée directement sur le devis ou la facture : il y certifie notamment que les locaux sont à usage d’habitation et achevés depuis plus de deux ans et que les travaux ouvrent droit au taux réduit (BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40, version du 9 septembre 2026). L’administration publie des modèles de mention, pour le devis et pour la facture, en précisant que leur rédaction est laissée à la libre appréciation du client (BOI-LETTRE-000280). Sans certification, le taux normal s’applique.
L’IA peut-elle fixer les prix ou le taux de TVA de mon devis ?
Non, et c’est la limite à ne jamais franchir. Un modèle de langage ne connaît ni ton marché local, ni tes marges, ni l’âge et l’usage du logement : il produit la suite de texte la plus plausible. S’il sort un prix unitaire ou un taux de TVA que tu ne lui as pas donné, ce chiffre est fabriqué. L’usage correct est l’inverse : tu colles ta bibliothèque de prix et le taux que tu as retenu, l’outil range la description en postes, quantités et unités, et écrit [À CHIFFRER] partout où l’information manque.
L’IA peut-elle relancer mes devis toute seule ?
Elle peut rédiger les relances et te proposer un rythme, et un outil de gestion peut les programmer. Ce qu’elle ne fait pas : décider qu’un client est de mauvaise foi, engager une procédure, ou envoyer une mise en demeure en ton nom sans que tu l’aies relue. Une relance qui part avec une erreur de montant ou un ton mal calibré coûte plus cher que le devis qu’elle devait sauver.
Puis-je coller le nom et l’adresse de mon client dans l’outil ?
Évite de verser des données personnelles identifiantes dans un outil d’IA grand public. Décris le chantier de façon neutre (type de travaux, surface, contraintes), laisse l’outil produire la trame chiffrée, et insère les coordonnées réelles toi-même dans ton document final, hors de l’outil. Pour un usage régulier, un compte professionnel sans entraînement sur tes données est le minimum.