« 13 prises dans la cuisine à 1m20. » Cette phrase, tu la réécris cent fois par projet : par lot, par pièce, par étage. C’est l’un des actes les plus chronophages du DCE, et le moins valorisant. L’article sur le CCTP a posé le cadre général : ChatGPT seul ne fait pas un bon CCTP, les outils dédiés à base CSTB sont les vrais leviers. Ici, on descend d’un cran dans le concret : comment passer d’un plan APD ou PRO à un descriptif technique exploitable, lot par lot, sans y laisser tes soirées.
Mon parti pris : la machine rédige, mais c’est ton plan annoté qui décide de tout. Donne-lui un plan flou, elle sort un descriptif flou. Et comme le document produit est contractuel, chaque référence qu’il porte doit résister à une vérification, ce qui suppose de savoir exactement où le descriptif se situe dans la hiérarchie des pièces et ce que le code interdit d’y écrire.
Le plan annoté fait 80 % du travail
Avant d’ouvrir la moindre conversation, tu travailles ton plan. C’est là que tout se joue, et c’est désormais ta seule vraie charge. Sur le lot électricité : tu localises chaque prise, interrupteur, point lumineux, sortie de câble. Tu codifies (P1, P2 pour les prises, I1, I2 pour les interrupteurs, L1, L2 pour les points lumineux), tu notes les hauteurs spéciales, tu marques les circuits dédiés (lave-linge, plaque, four).
Ce travail, tu le faisais déjà : c’est la base d’un descriptif sérieux. Ce qui change, c’est qu’il absorbe maintenant l’essentiel de ton temps utile, pendant que la rédaction normée, la mise en forme et la cohérence avec les DTU partent à la machine. Exporte une vue propre du lot (PDF ou image HD) ; si ton plan a un calque dédié, masque les autres couches pour donner à l’IA une lecture sans bruit. Un plan illisible à l’écran sera mal lu par l’IA, comme il le serait par un dessinateur.
Quel est le rang du descriptif parmi les pièces du marché ?
Le quatrième, dans un marché public régi par le CCAG Travaux 2021. L’article 4 de l’arrêté du 30 mars 2021 fixe l’ordre de priorité des onze pièces constitutives en cas de contradiction : acte d’engagement et annexes financières, CCAP, programme ou calendrier détaillé d’exécution, puis CCTP, puis CCAG, CCTG, offre technique du titulaire, actes spéciaux de sous-traitance, éléments de décomposition financière, et le cas échéant cahier des charges et convention BIM. Le descriptif prime donc le CCAG, le CCTG et ce que l’entreprise a promis dans son offre, mais il s’efface devant le CCAP et le calendrier.
Cette position a une conséquence pratique immédiate sur la rédaction. Toute clause administrative glissée dans le descriptif (délai, pénalité, modalité de paiement) sera primée par le CCAP en cas de contradiction, donc inutile au mieux, source de litige au pire. Inversement, une prescription technique écrite dans le CCTP l’emporte sur la variante que l’entreprise a décrite dans son mémoire. Quand l’IA te propose un paragraphe « Généralités » qui recopie des clauses administratives, supprime-le : il n’a rien à faire là.
Un point que peu d’architectes savent : le code de la commande publique ne définit nulle part le CCTP. L’article R2112-2 ne traite que des documents généraux, cahiers des clauses administratives générales et cahiers des clauses techniques générales. Le CCTP et la DPGF sont des objets de pratique professionnelle, pas des catégories réglementaires. C’est précisément pour ça qu’un assistant généraliste hallucine facilement sur leur contenu : il n’y a pas de texte à apprendre.
Cadrer l’IA avant de lui demander quoi que ce soit
Sans cadre, l’IA improvise, et un descriptif improvisé est un descriptif faux. Le premier prompt n’est donc pas une demande de production : c’est une mise en place du contexte. Tu poses le projet, les contraintes, la trame. L’IA confirme qu’elle a compris, et c’est seulement ensuite que tu enchaînes sur la génération.
Je vais te demander de m'aider à rédiger les descriptifs lot par lot pour un DCE.
Avant tout, voici le cadre.
Projet : rénovation complète appartement haussmannien, 95 m², 4 pièces,
Bordeaux centre, copropriété 1880. Phase PRO, DCE en cours. MOA particulier occupant.
Régime : marché privé de travaux. (Si marché public : préciser CCAG Travaux 2021.)
Contraintes structurantes : bâti ancien (murs porteurs pierre calcaire, planchers bois,
moulures à conserver), pas d'ABF, RT existant (rénovation par éléments),
budget [montant], délai [mois].
Trame attendue pour chaque descriptif de lot :
1. Généralités (normes applicables, conditions générales)
2. Travaux préparatoires (dépose, protection)
3. Prestations principales par pièce ou par poste
4. Prestations accessoires (raccordements, finitions, essais)
5. Pièces et plans contractuels associés
6. Conditions de réception
Mes attentes pour tous les descriptifs :
- Cite uniquement les DTU et normes que tu connais avec certitude ; en cas de doute, signale-le
- N'invente jamais un numéro de DTU ni une date de version : écris [RÉFÉRENCE À VÉRIFIER]
- Aucune clause administrative (délais, pénalités, paiement) : elles relèvent du CCAP
- Aucune marque, aucun procédé, aucun brevet sans la mention « ou équivalent »
- Prescriptions claires, pas de « finition soignée » ou « matériau de qualité »
- Ton normé, factuel, sans embellissement
- Respecte la trame ci-dessus pour chaque lot.
Confirme que le cadre est compris, je t'envoie ensuite le premier lot avec son plan.
Cette mise en place vaut pour tous les lots : tu ne la refais pas à chaque conversation, tu la conserves dans ton projet client dédié, comme l’explique la méthode d’organisation en projets clients et projets spécialités.
Générer un lot, plan à l’appui
Le cadre posé, tu passes au concret. Pour chaque lot, tu uploades le plan annoté et tu donnes des consignes précises. Plus le plan est lisible, moins le prompt a besoin d’être long.
Voici le plan du lot électricité du projet (joint en PDF).
Lot : Électricité courants forts et courants faibles.
Codification sur le plan : P = prises 16A standard ; PD = prises dédiées (LL, LV, plaque,
four, sèche-linge) ; I = interrupteurs simple allumage ; V = va-et-vient ; L = points
lumineux plafonniers ; A = appliques ; RJ = prises RJ45 ; TV = prises TV.
Spécifications : hauteurs relevées sur plan ; tableau électrique à remplacer entièrement,
position entrée d'appartement ; mise en conformité complète à la série NF C 15-100 en
vigueur ; pré-câblage VDI (RJ45) dans chaque pièce ; pas de domotique ; éclairage salle
de bain selon les volumes définis par la norme.
Prestations à inclure : dépose complète de l'existant, pose nouveau tableau, distribution
sous fourreaux ICTA, pose prises/interrupteurs/points lumineux selon plan, mise à la terre
générale, essais et attestation de conformité en fin de chantier.
Génère le descriptif complet selon la trame définie. Reprends la codification du plan
dans ton descriptif pour faciliter la lecture croisée plan/CCTP.
En moins de deux minutes, l’IA produit un descriptif structuré : généralités citant la norme applicable, travaux préparatoires (dépose, protection des moulures lors des saignées), pose du tableau (différentiels 30 mA, réserve de modules, repérage par étiquette gravée), distribution par pièce, essais et réception. C’est une base à 80 %, jamais le livrable final : il manque les prescriptions propres au bâti ancien et les arbitrages que toi seul peux poser. Ce delta de 20 %, personne ne le rédige à ta place.
Peut-on citer une marque ou une norme dans un descriptif ?
Pas librement, et c’est l’erreur de rédaction la plus fréquente sur les descriptifs générés. L’article R2111-7 du code de la commande publique pose que les spécifications techniques « ne peuvent pas faire mention d’un mode ou procédé de fabrication particulier ou d’une provenance ou origine déterminée, ni faire référence à une marque, à un brevet ou à un type lorsqu’une telle mention ou référence est susceptible de favoriser ou d’éliminer certains opérateurs économiques ou certains produits ». Deux ouvertures seulement : la mention justifiée par l’objet du marché, et, à titre exceptionnel, le cas où une description suffisamment précise et intelligible est impossible sans elle, à la condition qu’elle soit accompagnée des termes « ou équivalent ». Une IA à qui tu demandes un descriptif peinture te proposera spontanément trois noms commerciaux : c’est une irrégularité dans un marché public et un risque de recours.
La même logique s’applique aux normes, ce qu’on sait beaucoup moins. L’article R2111-9 impose d’accompagner toute référence à une norme de la mention « ou équivalent », et fixe un ordre de préférence entre les référentiels pouvant être cités. Écrire « conforme au NF DTU 25.41 » sans cette mention, c’est fermer la porte à une solution équivalente régulièrement admise ailleurs dans l’Union, et c’est attaquable.
En marché privé, ces deux articles ne s’imposent pas. Mais la prudence commande la même rédaction, pour une raison simple : le jour où l’entreprise propose un produit équivalent moins cher et que le MOA veut l’accepter, un descriptif fermé t’oblige à un avenant que personne n’avait prévu.
Les trois contrôles que tu ne délègues pas
C’est ici, et pas avant, que commence le travail d’expert. La machine a posé le squelette ; toi, tu signes. Trois vérifications systématiques, dans cet ordre.
Vérifier chaque norme citée. L’IA peut halluciner des références. Sur l’électricité, le risque est moyen parce que la NF C 15-100 est très présente dans les corpus ; sur des lots rares (fluides médicaux, acoustique ERP), la vigilance doit être maximale. La méthode de contrôle est décrite plus bas, et elle est gratuite.
Ajouter le spécifique projet. L’IA produit du standard ; toi, tu connais le bâti ancien, le syndic, le MOA. Sur l’haussmannien : préservation des moulures, passage des fourreaux dans les corniches, points d’attention sur les planchers bois pour les saignées. C’est là qu’est ta valeur.
Croiser avec la DPGF. Le piège classique du DCE généré : un CCTP qui ne colle pas à la DPGF. Vérifie que chaque article numéroté du CCTP correspond à une ligne précise de la DPGF, mêmes intitulés, même numérotation. Aucun texte ne te vient en aide ici, puisque ni le CCTP ni la DPGF ne sont définis par le code, contrairement aux documents généraux visés à l’article R2112-2. Avec AGLO ou DeviSOC, la synchro est automatique ; sinon, à la main. Étape non négociable : un écart fait perdre du temps à l’analyse de devis et génère des litiges en chantier.
Un bon descriptif ne sort pas de l’IA. Il sort d’un plan annoté, donné à l’IA, validé par l’archi.
Comment vérifier gratuitement qu’une norme citée est en vigueur ?
Par Norm’Info, le service public d’information normative d’AFNOR, qui indique gratuitement si une référence existe, son intitulé exact, son statut et sa date. C’est le premier réflexe : tu tapes le numéro que l’IA a produit, et soit la fiche existe, soit elle n’existe pas. Un exemple de fiche consultable en accès libre, celle du NF DTU 20.1 partie 1-1 sur les ouvrages en maçonnerie de petits éléments, montre le niveau de détail disponible sans abonnement.
Pour les NF DTU spécifiquement, la deuxième source est le CSTB, qui publie et tient à jour la liste des DTU en vigueur sur sa page Éditions DTU, avec la fiche de chaque document dans sa boutique, par exemple celle du NF DTU 53.12 sur la préparation du support et les revêtements de sol souples. AFNOR maintient en parallèle une page thématique consacrée aux travaux du bâtiment et aux NF DTU qui explique le statut de ces documents.
Retiens qu’une référence peut être fausse de trois façons différentes, et que seule la première saute aux yeux. Inventée : le numéro n’existe nulle part. Réelle mais annulée : la fiche existe, le statut dit « annulée », et le descriptif renvoie à un texte qui n’engage plus. Réelle mais inadaptée : la norme existe, elle est en vigueur, et elle ne couvre pas le lot que tu décris. Les deux dernières sont les plus dangereuses, parce qu’elles passent la relecture rapide.
L’électricité en 2026 : la NF C 15-100 n’est plus une norme, c’est une série
C’est le changement que la plupart des descriptifs générés ratent, et il est récent. AFNOR a publié le 13 septembre 2024 une nouvelle série NF C 15-100 composée de 21 normes, qui remplace la structure historique du document unique, et cette série s’applique aux installations neuves ainsi qu’aux extensions et modifications à partir de septembre 2025. Un descriptif qui écrit « conforme à la NF C 15-100 version 2002 » est donc périmé, et un descriptif qui écrit simplement « NF C 15-100 » sans plus de précision devient ambigu.
La formulation sûre consiste à viser la série dans sa version en vigueur à la date de remise des offres, plutôt qu’un millésime que personne ne remettra à jour. Dans ton prompt de cadrage, dis-le explicitement, sinon l’IA reproduira la formulation la plus fréquente dans ses données d’entraînement, c’est-à-dire l’ancienne.
Cette bascule illustre le vrai risque de l’IA sur les pièces écrites, et il n’est pas celui qu’on croit. Le risque dominant n’est pas l’hallucination pure, facile à détecter, c’est la restitution fidèle d’un état du droit ou de la normalisation qui était juste il y a trois ans. C’est exactement ce que produit un modèle entraîné sur un corpus daté, et c’est pour ça que la vérification par Norm’Info ne se délègue pas.
Le Consuel : ce que le descriptif doit prévoir, et sur quel fondement
L’attestation de conformité, que tout le monde appelle Consuel du nom de l’organisme qui la vise, n’a plus pour fondement le décret de 1972 que citent encore beaucoup de CCTP. Elle est aujourd’hui régie par l’article D342-19 du code de l’énergie, dans sa rédaction issue du décret n° 2024-1122 du 4 décembre 2024, entrée en vigueur le 1er janvier 2025. Citer le bon texte dans les généralités du lot électricité coûte dix secondes et distingue immédiatement un descriptif tenu à jour d’un descriptif recopié.
Le texte identifie trois cas soumis à attestation avant mise sous tension par un distributeur : toute installation électrique neuve à caractère permanent raccordée au réseau public de distribution, toute installation de production de puissance inférieure à 250 kVA raccordée au réseau et nécessitant une modification de l’installation intérieure, et toute installation entièrement rénovée alimentée sous une tension inférieure à 50 kV dès lors qu’il y a eu mise hors tension par le distributeur. Sur une rénovation d’appartement avec dépose complète et remplacement du tableau, on est dans le troisième cas.
Le cas de la rénovation partielle mérite une clause dédiée, parce qu’il est fréquent en réhabilitation et mal traité. L’article prévoit que les installations non entièrement rénovées, ou dont la rénovation n’a pas donné lieu à mise hors tension, peuvent faire l’objet d’une attestation à la demande du propriétaire ; l’attestation mentionne alors les circuits conformes à la NF C 15-100 pour lesquels elle atteste la conformité. Autrement dit, sur un chantier partiel, l’attestation n’est pas automatique et son périmètre est explicite : c’est au descriptif de dire si elle est demandée et sur quels circuits.
Ce que le code attend du descriptif à chaque phase
Le descriptif n’a pas la même nature en PRO et en EXE, et confondre les deux fait produire à l’IA un document hybride inutilisable. En phase projet, l’article R2431-12 du code de la commande publique assigne six objets aux études de projet : préciser par plans, coupes et élévations les formes des éléments constructifs, la nature et les caractéristiques des matériaux ; déterminer l’implantation et l’encombrement des éléments de structure et d’équipement technique ; préciser les tracés d’alimentation et d’évacuation des fluides ; établir un coût prévisionnel des travaux ; permettre au maître d’ouvrage d’arrêter le coût et d’estimer les frais d’exploitation ; déterminer le délai global de réalisation.
Le quatrième objet mérite d’être lu au mot près, parce qu’il fonde toute la méthode : « d’établir un coût prévisionnel des travaux décomposé par corps d’état, sur la base d’un avant-métré ». Deux exigences en une phrase. La décomposition par corps d’état suppose des prescriptions techniques elles-mêmes organisées par corps d’état, ce qui est exactement la logique lot par lot. Et l’avant-métré interdit de considérer le chiffrage comme une estimation au ratio. La méthode décrite ici n’est donc pas une astuce de productivité, c’est l’application directe de la structure attendue du livrable, et elle s’appuie sur un texte réglementaire, pas sur une recommandation professionnelle.
En phase exécution, le curseur se déplace vers le quantitatif. L’article R2431-15 prévoit que les études d’exécution établissent tous les plans d’exécution et spécifications à l’usage du chantier avec les plans de synthèse correspondants, un devis quantitatif détaillé par marché sur la base de ces plans, le calendrier prévisionnel d’exécution par marché, et la mise en cohérence technique des documents fournis par les entreprises quand les documents sont établis pour partie par la maîtrise d’oeuvre et pour partie par elles. Un descriptif PRO qui commence à détailler des quantités d’exécution mélange deux livrables et deux responsabilités.
L’Ordre des architectes recommande-t-il une méthode IA pour les descriptifs ?
Non. Aucune recommandation de l’Ordre ne porte sur une méthode de rédaction des descriptifs assistée par IA, et il faut le dire clairement parce que l’affirmation contraire circule. Sa page thématique consacrée à l’intelligence artificielle recense des webinaires, des rendez-vous régionaux, un podcast et le rapport du CNOA de juillet 2026, et aucun de ces contenus ne traite de la manière de rédiger un CCTP. Le catalogue de formation continue comporte bien des modules IA, mais un module de catalogue régional n’est pas une position ordinale, et le confondre avec une recommandation professionnelle est exactement le genre de raccourci qu’un descriptif contractuel ne pardonne pas.
Ce que l’Ordre dit réellement porte sur le cadre, pas sur la méthode. Sa publication « L’IA dans les agences, opportunité et défi déontologique » du 17 juin 2026 et son rapport « L’IA et les architectes : concilier opportunités et déontologie » du 21 juillet 2026 formulent des recommandations sur la transparence, la responsabilité, la confidentialité et la propriété intellectuelle. Rien n’interdit l’usage, tout invite à en garder la trace.
Sur le terrain du secret, la règle est nette. L’article 14 du code de déontologie des architectes dispose que « l’architecte est tenu au secret dans l’exercice de son activité professionnelle » et que « tout manquement à cette obligation est fautif ». Le code a été réécrit par le décret n° 2026-568 du 26 juin 2026, en vigueur depuis le 1er juillet 2026. Un plan d’appartement avec adresse et nom du propriétaire entre dans ce périmètre, et la CNIL donne les repères pratiques correspondants dans ses fiches pratiques IA et son guide sur l’usage de l’IA générative dans les TPE et PME.
Où s’arrête le plan plus prompt, et par où commencer dès ton prochain DCE
Soyons clairs sur le périmètre. La méthode suppose une offre permettant l’upload de fichiers. Et pour la rédaction CCTP complète avec synchro DPGF automatique, un outil métier à base CSTB (AGLO, DeviSOC, ATTIC+) reste plus efficace que ChatGPT seul. Le plan plus prompt trouve donc sa place dans deux cas précis : les projets résidentiels où l’investissement dans un outil dédié ne se justifie pas, et le complément ponctuel d’un outil métier pour les cas que la base CSTB ne couvre pas. Reste l’essentiel, celui qui ne migrera jamais vers la machine : la lecture du bâti, l’arbitrage technique, la prescription engageante.
Ne bascule pas tout d’un coup. Sur ton prochain dossier, choisis un seul lot que tu connais par coeur (peinture, électricité, menuiseries) et déroule la méthode complète sur lui, contrôle des normes compris. Tu jugeras le gain sur pièce, descriptif en main, avant de l’étendre aux autres lots. Un quantitatif solide en amont et un CCTP cohérent rendent ensuite toute la chaîne plus fluide jusqu’au chantier, jusqu’à la vérification des situations et au décompte général.
Pour aller plus loin
Voir aussi le CCTP par IA et ses garde-fous qui pose le cadre général, le quantitatif et le métré, l’analyse comparative des offres d’entreprises, la veille réglementaire et normative, la pré-vérification des bons pour paiement et le guide complet de l’IA pour l’architecte. Pour cadrer ces usages, un audit IA ou une formation IA.
Sources
- Arrêté du 30 mars 2021 portant approbation du CCAG Travaux, article 4 (ordre de priorité des onze pièces contractuelles, CCTP au rang 4)
- Code de la commande publique, articles R2111-7 (marques, procédés, brevets et mention « ou équivalent »), R2111-9 (normes citées), R2112-2 (documents généraux), R2431-12 (études de projet, coût décomposé par corps d’état), R2431-15 (études d’exécution, devis quantitatif détaillé)
- Code de l’énergie, article D342-19 (attestation de conformité des installations électriques), version issue du décret n° 2024-1122 du 4 décembre 2024
- AFNOR, publication de la série NF C 15-100 le 13 septembre 2024, 21 normes, application aux installations neuves à partir de septembre 2025
- Norm’Info (AFNOR) et page thématique NF DTU ; CSTB, Éditions DTU et fiches produits
- Code de déontologie des architectes, article 14 ; décret n° 2026-568 du 26 juin 2026
- CNOA, « L’IA dans les agences, opportunité et défi déontologique » (17 juin 2026) et rapport « L’IA et les architectes : concilier opportunités et déontologie » (21 juillet 2026) ; page thématique IA de l’Ordre des architectes (contenus recensés : webinaires, rendez-vous régionaux, podcast, rapport)
- CNIL, fiches pratiques IA et guide IA générative pour les TPE et PME
Rédigé par IA, validé par humain. Aucun éditeur cité ne nous rémunère. Cet article donne des repères opérationnels, pas un avis juridique.
Relu par Thomas Braida, fondateur de Diginova.