Un confrère me montre fièrement sa perspective Midjourney : une extension bois magnifique, lumière dorée, jardin d’oliviers. Je regarde l’escalier au fond. Les marches ne tombent pas droit, le palier débouche sur un mur. L’image est superbe et inconstruisible. Voilà le malentendu de l’ESQ outillée à l’IA : on confond la séduction d’un rendu avec le travail d’esquisse.
Car réduire la phase ESQ au prompt Midjourney, c’est en oublier la moitié. L’esquisse a deux dimensions qui n’avancent pas au même rythme. Il y a un texte rigoureux qui formalise le projet (note d’intention, parti pris, justification du diagnostic, hypothèses programmatiques, première estimation budgétaire) et une image qui le rend lisible au MOA (croquis, perspective d’ambiance, insertion paysagère). L’IA est utile sur les deux, mais ses forces se répartissent : ChatGPT et Claude tiennent le texte, Midjourney et la génération d’images de ChatGPT tiennent l’image. Confondre les deux, c’est se priver du premier et surinvestir le second.
Qu’est-ce qu’une esquisse, au sens du code ?
Ce n’est pas une image, c’est un engagement chiffré. L’article R2431-8 du code de la commande publique assigne deux objets aux études d’esquisse : “proposer une ou plusieurs solutions d’ensemble, traduisant les éléments majeurs du programme, d’en indiquer les délais de réalisation, d’examiner leur compatibilité avec la partie de l’enveloppe financière prévisionnelle retenue par le maître d’ouvrage et affectée aux travaux”, et “vérifier la faisabilité de l’opération au regard des différentes contraintes du programme et du site”. Pas un mot sur la beauté du rendu. Deux mots décisifs, en revanche : délais et enveloppe.
Cette définition n’engage littéralement que la maîtrise d’oeuvre privée soumise au code de la commande publique, mais elle est le référentiel que tout le monde utilise, y compris en marché privé, parce qu’elle dit exactement ce que le maître d’ouvrage attend à ce stade. Elle explique aussi pourquoi une esquisse vendue comme une perspective se retourne contre son auteur : le client a payé un examen de faisabilité et de compatibilité budgétaire, et il a reçu une ambiance.
La suite est tout aussi cadrée, ce qui aide à savoir où s’arrête l’IA générative. L’article R2431-10 confie à l’avant-projet sommaire de préciser la composition générale en plan et en volume, d’apprécier les volumes intérieurs et l’aspect extérieur de l’ouvrage, de proposer les dispositions techniques envisageables, de préciser le calendrier et le découpage éventuel en phases, et d’établir une estimation provisoire du coût prévisionnel des travaux. C’est là, et pas à l’ESQ, que la géométrie réelle commence à s’engager.
Midjourney, GPT Image, ControlNet : à chacun sa phase de l’esquisse
| Outil | Force | Limite ESQ | Ce que nous n’écrivons pas |
|---|---|---|---|
| Midjourney | Qualité esthétique, ambiances, matériaux | Suit mal les briefs précis | Version et tarif : pages éditeur non consultables le 23/09/2026 |
| Génération d’images de ChatGPT | Suit les briefs complexes, intégrée à la conversation | Moins artistique | Palier d’abonnement requis : page tarifs OpenAI non consultable le 23/09/2026 |
| Stable Diffusion + ControlNet | Guides edges, depth, pose à partir de tes croquis | Compétences techniques et GPU requis | Rien : l’auto-hébergement n’a pas de tarif éditeur |
Ce tableau comporte volontairement une colonne d’ignorance. Les versions et les tarifs des générateurs d’images changent tous les trimestres, et nous n’avons pas pu ouvrir les pages officielles des deux éditeurs concernés au moment d’écrire. Plutôt que de recopier un chiffre trouvé sur un site tiers, nous préférons dire où aller le chercher. C’est la même prudence qui vaut pour les numéros de version dans les prompts, on y revient plus bas.
Midjourney pour le moodboard de départ et la divergence créative : tu décris en quelques lignes, tu obtiens des variations qui ouvrent des pistes inattendues. Son défaut de précision devient une qualité quand tu cherches l’inspiration.
La génération d’images de ChatGPT pour l’image qui doit coller à un brief précis (façade nord, parement bois vertical, grande baie à gauche, casquette zinc). Elle suit mieux ces consignes complexes, et l’intégration native dans ChatGPT permet d’enchaîner texte et image dans la même conversation.
Stable Diffusion + ControlNet pour le contrôle fin : tu uploades ton croquis main, ton plan masse, ta photo de site, et tu génères une variation qui respecte tes lignes et tes proportions. La voie la plus puissante pour guider l’IA, mais elle suppose des compétences techniques qu’un cabinet sans profil tech ne tiendra pas. C’est aussi la seule des trois où la contribution humaine est clairement identifiable dans le résultat, ce qui n’est pas neutre au regard de la question de propriété traitée plus loin.
Architecture sketch, hand-drawn perspective view of a contemporary residential
extension in southwestern France, attached to a 1920s stone house, single-story
volume with flat green roof, large vertical wooden cladding (douglas fir),
full-height glazed bay opening on a south garden, integrated terrace with concrete
paving, late afternoon warm sunlight, mediterranean garden with olive trees,
ink and watercolor style, architectural rendering, hand-drawn lines, light pencil
shading, no people, --ar 16:9
Deux remarques sur ce prompt. Il est en anglais, parce que les générateurs comprennent mieux les briefs anglais que français, même si quelques mots de matériaux français fonctionnent (“douglas”, “zinc”, “pierre de Bourgogne”). Et il ne contient aucun drapeau de version ni de style. C’est délibéré : un numéro de modèle erroné fait échouer la commande chez toi, alors que son absence laisse simplement l’outil travailler avec son modèle courant. Prépare toujours trois variantes par projet pour ouvrir la discussion avec le MOA, jamais une seule image.
L’escalier qui ne tombe pas droit : six erreurs que le MOA ne verra pas
Reviens à la perspective de mon confrère. Le problème n’est pas que l’image soit moche, c’est qu’elle est crédible. Les générateurs n’ont pas appris l’architecture : ils produisent des images qui ressemblent à de l’architecture, ce qui n’est pas la même chose. Un profane ne repère rien, toi si. Six erreurs à traquer systématiquement avant de montrer quoi que ce soit.
Conséquence pratique : ces images sont un outil de discussion avec le MOA, jamais un document de travail technique. Signale toujours dans la communication client que ces visuels sont des aides à la décision, et non des engagements de projet. Cette précaution, cohérente avec la définition réglementaire de l’esquisse rappelée plus haut, te protège : c’est l’APS qui formalisera réellement la géométrie.
Quelles cotes réglementaires un rendu IA ignore-t-il systématiquement ?
Toutes celles qui ne se voient pas sur une image, c’est-à-dire l’essentiel de l’accessibilité. Pour un établissement recevant du public neuf, l’arrêté du 20 avril 2017 relatif à l’accessibilité des ERP lors de leur construction chiffre précisément ce qu’un rendu ne montre jamais : un espace de manoeuvre avec possibilité de demi-tour correspond à un diamètre de 1,50 m, et l’espace d’usage est un rectangle de dimensions minimales 1,20 m sur 1,40 m. Ces deux gabarits commandent la largeur des sas, la position des portes et la profondeur des paliers, et aucun générateur ne les connaît.
Le profil en long est tout aussi réglé, et c’est là que les perspectives d’entrée pèchent le plus souvent. Le même arrêté pose que le cheminement accessible est horizontal et sans ressaut, qu’un plan incliné de pente inférieure ou égale à 5 % est aménagé lorsqu’une dénivellation ne peut être évitée, avec des tolérances exceptionnelles jusqu’à 8 % sur une longueur inférieure ou égale à 2 m et jusqu’à 10 % sur une longueur inférieure ou égale à 0,50 m. Un palier de repos est nécessaire en haut et en bas de chaque plan incliné, et tous les 10 m dès que la pente atteint 4 %.
Le ressaut, enfin, mérite d’être cité correctement, parce que la version simplifiée qui circule est fausse par excès de sévérité. Le texte admet un ressaut à bord arrondi ou muni d’un chanfrein d’une hauteur inférieure ou égale à 2 cm, hauteur qui peut être portée à 4 cm si le ressaut comporte sur toute sa hauteur une pente ne dépassant pas 33 %. Il impose une distance minimale de 2,50 m entre deux ressauts successifs et interdit les pentes à ressauts successifs, dites “pas d’âne”. Tout cela est dans l’arrêté du 20 avril 2017, et rien de tout cela n’est arbitrable depuis un rendu.
Le piège des normes périmées : les garde-corps, cas d’école
Il y a pire que l’IA qui invente : l’IA qui restitue fidèlement un état des textes d’il y a dix ans. Les garde-corps en sont l’illustration parfaite, et c’est une erreur que nous avons nous-mêmes corrigée dans cet article. La règle de dimensionnement des garde-corps n’est pas un DTU, contrairement à ce qu’on lit partout : c’est la norme NF P01-012. Et elle a changé. Le Bureau de normalisation des industries du bâtiment annonçait le 18 décembre 2024 la publication des normes garde-corps révisées, la NF P01-012 de novembre 2024 remplaçant la version de juillet 1988, accompagnée de la révision de la NF P01-013 sur les essais.
Fais l’expérience : demande à un assistant conversationnel la hauteur réglementaire d’un garde-corps de balcon. Il te répondra avec assurance, en s’appuyant sur des documents en ligne majoritairement antérieurs à la révision, et il citera peut-être un DTU qui n’a jamais traité le sujet. Sur une esquisse, l’erreur est sans conséquence. Sur un descriptif ou une notice, elle voyage jusqu’au chantier.
La note d’intention en une heure au lieu d’une demi-journée
La note d’intention de quelques pages qui accompagne tes images est la partie la plus chronophage de l’ESQ : elle justifie ton parti pris, fait le lien avec le diagnostic, prépare le permis et l’APD. Tu fournis tes matières premières (relevé finalisé, attentes client, PLU, premier parti dessiné), l’IA produit une trame articulée.
Tu es mon assistant pour rédiger une note d'intention d'esquisse architecturale (ESQ).
Contexte :
- Type de mission : [extension / rénovation lourde / construction neuve / surélévation]
- Surface concernée : [m² existant + m² créés]
- Localisation : [ville, département, contexte urbain ou rural]
- PLU : zone [U / N / A], hauteur max, emprise au sol
- Contraintes : [ABF / RE2020 / patrimoine / risque inondation]
- Programme du MOA : [besoins exprimés, réorganisations souhaitées]
Documents fournis : synthèse du relevé, notes PLU, croquis et plans masse
première intention, notes des échanges MOA.
Produis une note d'intention en 4 pages maximum :
1. Diagnostic et contexte (contexte urbain/patrimonial, lecture de l'existant,
contraintes réglementaires structurantes)
2. Programme retenu (reformulation des besoins, surfaces cibles, hiérarchie des espaces)
3. Parti pris architectural (implantation, orientation, gabarit, langage architectural,
articulation avec l'existant, réponse au PLU et à l'ABF)
4. Compatibilité avec l'enveloppe financière prévisionnelle annoncée par le MOA,
exprimée en fourchette et en ordres de grandeur, avec les postes d'incertitude
5. Suite (variantes à étudier en APS, points à investiguer, calendrier jusqu'au permis)
Contraintes :
- Ton professionnel, pas commercial
- Reprends exactement les chiffres et cotes que je t'ai donnés
- Si une donnée manque, signale-le, n'invente pas
- Reste prudent sur le budget (fourchette large, pas de chiffrage précis à ce stade)
- N'invoque aucune norme ni aucun article de code que je ne t'ai pas fourni
- Format Markdown intégrable dans Word.
Deux contraintes de ce prompt méritent un mot. La section 4 a été ajoutée parce qu’elle correspond au 1° de l’article R2431-8 : une note d’intention qui ne dit rien de l’enveloppe passe à côté de l’objet réglementaire de la phase. Et l’interdiction d’invoquer une norme non fournie est le garde-fou le plus rentable de tous : c’est exactement par là que les erreurs de référence entrent dans un dossier. Tu enrichis ensuite avec ce qui ne se substitue pas : la finesse de l’analyse de site, l’intuition architecturale, les détails qui font le projet. Gain net : trois à quatre heures économisées sur la mise en forme, qui repartent dans la conception.
L’image fait rêver le MOA. Le texte engage l’architecte.
Une demi-journée chrono : le déroulé d’une ESQ d’extension
Voici comment ça s’enchaîne concrètement sur un projet d’extension. La première version exploitable tient en une demi-journée :
- Préparation (30 min). Tu réunis relevé, note PLU, brief client dans ton projet ChatGPT ou Claude, et tu poses tes premières intuitions (implantation, gabarit, langage).
- Note d’intention (1 h). Tu lances le prompt ci-dessus, tu personnalises, tu coupes ce qui sonne générique.
- Moodboard (1 h). Trois ou quatre ambiances avec Midjourney ou la génération d’images de ChatGPT, tu choisis la direction, tu génères deux ou trois variantes du parti retenu.
- Croquis et plans (2 à 3 h). Tu reprends tes outils habituels (ARCHICAD, Revit, croquis main). C’est cette phase qui t’engage techniquement, l’IA ne la remplace pas : elle te fait juste arriver là avec un contexte clair et un parti mûri.
- RDV MOA (1 h). Tu présentes note, ambiances et plans esquissés, le MOA réagit, tu ajustes pour la version finale.
À qui appartient une image générée par IA ?
La réponse dépend du droit applicable, et elle est plus nuancée que les deux versions extrêmes qui circulent. Aux États-Unis, le US Copyright Office a tranché le point le plus discuté dans son rapport Copyright and Artificial Intelligence, Part 2 : Copyrightability, publié le 29 janvier 2025 : “prompts alone do not provide sufficient human control to make users of an AI system the authors of the output”. Le prompt est traité comme une instruction qui véhicule une idée non protégeable, et l’idée n’a jamais été protégée par le droit d’auteur.
Mais le même rapport refuse l’autre excès. Il conclut que dans de nombreuses circonstances les sorties seront protégeables en tout ou partie, là où l’IA est utilisée comme un outil et où un humain a pu déterminer les éléments expressifs qu’elles contiennent, et que l’incorporation d’un contenu généré par IA dans une oeuvre humaine plus large n’affecte pas la protection de cette oeuvre. Autrement dit : ton dossier d’esquisse, avec ton analyse, tes croquis et ton texte, ne perd rien parce qu’il contient une ambiance générée. C’est l’image nue, issue d’un prompt seul, qui est fragile.
En droit français, ce qui est certain vaut mieux que ce qui est discuté. L’article L112-2 du code de la propriété intellectuelle range expressément parmi les oeuvres de l’esprit, en son 7°, « les oeuvres de dessin, de peinture, d’architecture, de sculpture, de gravure, de lithographie », et en son 12°, « les plans, croquis et ouvrages plastiques relatifs à la géographie, à la topographie, à l’architecture et aux sciences ». Ce que tu dessines est protégé, et la loi le dit deux fois. La conséquence opérationnelle est simple : plus la part de ton dessin est grande dans le livrable, plus ta position est solide, et c’est un argument de plus en faveur du flux croquis vers ControlNet plutôt que du prompt nu.
Où en sont les procès contre Midjourney ?
Ils sont en cours, et aucun n’est tranché. Le 11 juin 2025, Disney, NBCUniversal et DreamWorks ont déposé devant la cour fédérale du district central de Californie une plainte de 110 pages contre Midjourney, documentée par le Tech Institute de Georgetown Law : les demandeurs y soutiennent que l’outil produit des images haute résolution de personnages protégés quasi indistinguables des visuels officiels, à partir du seul nom du personnage. Warner Bros. Discovery a introduit sa propre action devant la même juridiction le 4 septembre 2025.
En 2026, l’affaire est au stade de la communication des pièces, et Midjourney y joue une carte offensive en réclamant aux studios la divulgation de leur propre usage de l’IA, comme Variety l’a rapporté en juillet 2026. Rien de tout cela ne dit ce que deviendra la défense de fair use invoquée par Midjourney, ni si la décision aura le moindre effet en France.
Pour une agence, la conclusion pratique tient en une phrase : tant que l’incertitude dure, une image issue d’un générateur entraîné sur des corpus non documentés n’a pas sa place dans un livrable contractuel. Elle a toute sa place dans une conversation.
Dois-tu signaler au client qu’une image vient d’une IA ?
Oui, et depuis peu ce n’est plus seulement une question de loyauté. Les obligations de transparence de l’article 50 du règlement (UE) 2024/1689 sur l’intelligence artificielle sont applicables depuis le 2 août 2026, comme le confirme la foire aux questions de la Commission européenne consacrée à cet article. Le report de certaines échéances de l’AI Act, largement commenté, portait sur les systèmes à haut risque et n’a pas décalé l’article 50 : seule la mise en oeuvre du marquage lisible par machine bénéficie d’un aménagement transitoire jusqu’au 2 décembre 2026 pour les systèmes déjà sur le marché.
Il faut lire correctement le partage des rôles, parce que la plupart des résumés le confondent. Le paragraphe 2 de l’article 50 met à la charge du fournisseur du système, c’est-à-dire OpenAI ou Midjourney, l’obligation de marquer les contenus de synthèse dans un format lisible par machine et détectable comme artificiellement généré. Ce n’est pas ton obligation d’architecte. Le paragraphe 4 vise le déployeur, c’est-à-dire toi, mais seulement pour les contenus relevant de la définition du deep fake : des images, vidéos ou sons générés ou manipulés qui ressemblent à des personnes, objets, lieux ou événements existants et paraîtraient faussement authentiques.
Une ambiance imaginaire de moodboard n’entre manifestement pas dans cette définition. Une insertion paysagère réalisée sur la photo de la maison existante du client, elle, ressemble beaucoup à un lieu existant et peut passer pour authentique : c’est exactement le cas limite. Notre lecture, et nous la donnons comme une lecture et non comme une certitude, est qu’il n’y a aucun intérêt à jouer la frontière. Une mention explicite dans la légende de l’image et dans le contrat de mission règle la question, coûte une ligne, et te dispense d’avoir à qualifier juridiquement chaque visuel.
La ligne rouge, et ce que l’IA ne conçoit pas
Trois réflexes suffisent à tenir la position en agence : cantonne l’IA générative d’images à la phase ESQ, archive les prompts et les sources d’inspiration, et écris noir sur blanc au client que ces images sont des supports de réflexion et non des engagements contractuels. Le Conseil national de l’Ordre des architectes a d’ailleurs formalisé sa position en 2026, dans sa publication « L’IA dans les agences, opportunité et défi déontologique » du 17 juin 2026 puis dans son rapport « L’IA et les architectes : concilier opportunités et déontologie » du 21 juillet 2026, qui traite transparence, responsabilité, confidentialité et propriété intellectuelle. Aucun des deux n’interdit l’usage.
Reste le point que personne ne mesure et qui décide de tout : l’IA fait rêver le MOA et te débroussaille le texte, elle ne conçoit pas le projet. L’intuition architecturale, l’analyse fine du site, la géométrie réelle qui s’engage à l’APS au sens de l’article R2431-10, tout cela reste ton métier. C’est rassurant : la valeur que tu vends ne se génère pas en un prompt, et le rapport du US Copyright Office le dit à sa manière en refusant l’auctorialité au prompt seul.
Pour aller plus loin
L’esquisse ne vaut que ce que vaut le relevé de l’existant qui la précède, et elle alimente directement le dossier de permis et la notice PCMI 4 puis les notices APS et APD. En phase travaux, la même discipline de preuve s’applique au compte rendu de chantier. Voir aussi le pilier IA pour l’architecte. Pour cadrer ces usages, un audit IA ou une formation IA.
Sources
- Code de la commande publique, article R2431-8 : objet des études d’esquisse, solutions d’ensemble, délais, compatibilité avec l’enveloppe financière prévisionnelle, faisabilité
- Code de la commande publique, article R2431-10 : objet de l’avant-projet sommaire, composition générale en plan et en volume, dispositions techniques, estimation provisoire
- Arrêté du 20 avril 2017 relatif à l’accessibilité des ERP lors de leur construction : espace de manoeuvre de demi-tour Ø 1,50 m, espace d’usage 1,20 m sur 1,40 m, ressaut 2 cm ou 4 cm sous condition de pente, plan incliné 5 % et tolérances, paliers de repos
- BNIB, publication des normes garde-corps révisées, 18 décembre 2024 : NF P01-012 de novembre 2024 remplaçant la version de juillet 1988, révision de la NF P01-013
- Norm’Info, AFNOR : vérification gratuite de l’existence, de la date et du statut d’une norme
- US Copyright Office, Copyright and Artificial Intelligence, Part 2 : Copyrightability, 29 janvier 2025 : les prompts seuls ne donnent pas un contrôle humain suffisant ; les sorties restent protégeables quand l’humain détermine les éléments expressifs
- Code de la propriété intellectuelle, article L112-2 : les oeuvres d’architecture (7°) et les plans et croquis relatifs à l’architecture (12°) sont des oeuvres de l’esprit
- Georgetown Law Tech Institute : plainte Disney, NBCUniversal et DreamWorks du 11 juin 2025 devant le district central de Californie ; Variety, juillet 2026 pour l’état de la procédure
- Règlement (UE) 2024/1689 et FAQ de la Commission européenne sur l’article 50 : marquage à la charge du fournisseur, divulgation à la charge du déployeur pour les contenus trompeusement authentiques, application au 2 août 2026
- CNOA, publication du 17 juin 2026 et rapport du 21 juillet 2026
- CNIL, fiches pratiques IA et questions-réponses IA générative
Rédigé par IA, validé par humain. Aucun éditeur cité ne nous rémunère.
Relu par Thomas Braida, fondateur de Diginova.