Colle ton bordereau des prix unitaires et ton détail quantitatif estimatif : l’outil liste les lignes sans prix,
les prix qui diffèrent d’une pièce à l’autre et les calculs faux, recalcule le total et classe les dix lignes qui
pèsent le plus. Avant le dépôt, quand tout se corrige encore.
1Colle ton BPU et ton DQE
Dans ton tableur, sélectionne le tableau, en-têtes compris, copie, puis colle dans le cadre. Ou importe le fichier : .xlsx, .ods ou .csv. Si le BPU et le DQE sont dans un même tableau, une seule zone suffit.
Colle ou importe ton bordereau, puis lance le contrôle : le résultat s’affiche ici, contrôle par contrôle, chaque anomalie désignée par son numéro de prix.
1Lignes du BPU sans prix
En attente
Chaque ligne du BPU doit porter un prix. L’outil liste les numéros de prix dont la case est vide, et à part ceux qui portent autre chose qu’un nombre.
La règle
Un prix absent du bordereau rend l’offre incomplète, donc irrégulière (article L2152-2 du code de la commande publique). L’acheteur ne peut pas la compléter lui-même, même si le DQE contient le chiffre : le Conseil d’État a jugé qu’il ne peut pas « rectifier lui-même une offre incomplète » (CE, 25 mars 2013, n° 364824). La régularisation est une faculté de l’acheteur, pas un droit (article R2152-2).
Un prix à 0 n’est pas une case vide. Le caractère anormalement bas d’une offre s’apprécie sur son prix global (CE, 13 mars 2019, n° 425191) ; vérifie que le règlement de la consultation ne l’interdit pas, car ce prix sera payé tel quel sur les quantités réelles.
Le prix d’une ligne du DQE doit être celui du BPU, au centime. L’outil rapproche les deux pièces par numéro de prix.
La règle
L’acheteur ne choisit pas le chiffre qui l’arrange. Il peut rectifier une erreur purement matérielle, « d’une nature telle que nul ne pourrait s’en prévaloir de bonne foi » (CE, 21 septembre 2011, n° 349149). Hors de ce cas, il ne recalcule pas ton offre : la cour administrative d’appel de Lyon l’a refusé, compte tenu des explications de l’entreprise, alors qu’une clause faisait prévaloir le bordereau (5 janvier 2012, n° 10LY01425).
D’où le conseil de la page : fais calculer le DQE à partir du BPU par une formule, jamais par une seconde saisie.
Sur chaque ligne du DQE, la quantité multipliée par le prix doit donner le montant affiché, au centime près.
La règle
La fiche de la page BPU le demande : chaque montant vaut quantité × prix, et le total est le même partout où l’offre le reporte. Le total du DQE est le prix sur lequel ton offre sera classée.
L’outil refait la somme des quantités × prix, chaque ligne arrondie au centime, et la compare au total lu dans ton tableau et, si tu le saisis, au total reporté ailleurs dans l’offre.
La règle
Ce total est le prix sur lequel ton offre sera classée, pas le montant que tu seras payé : un prix unitaire s’applique aux « quantités réellement livrées ou exécutées » (article R2112-6 du code de la commande publique).
Les dix lignes du DQE au plus fort montant, en pourcentage du total : là où une erreur de quantité ou de prix coûte le plus cher.
La règle
Ton offre est classée sur les quantités du DQE, mais payée sur les quantités réellement exécutées : une ligne lourde chiffrée sous ton prix de revient sera payée à ce prix sur toutes les quantités réelles. Dans un marché qui se réfère au CCAG Travaux 2021, hors accord-cadre à bons de commande, les quantités du DQE servent aussi de repère aux indemnités possibles quand l’exécution s’en écarte de plus d’un tiers ou d’un quart, par nature d’ouvrage (article 16.2).
Chaque ligne du BPU porte un prix. Contrôle 1 : les cases vides, et à part celles qui portent autre chose qu’un nombre.
Le prix du DQE est celui du BPU, au centime. Contrôle 2 : les deux pièces rapprochées par numéro de prix.
Chaque montant vaut quantité × prix, et le total est le même partout. Contrôles 3 et 4 : ligne par ligne, puis le total, comparé à celui de ton tableau et à celui que tu reportes ailleurs.
Ce qui reste à toi
Aucun numéro, aucune désignation, aucune unité modifiés. L’outil ne connaît pas le cadre d’origine de l’acheteur : compare-le au fichier du dossier de consultation.
Les quantités du DQE sont celles de l’acheteur. Même raison. Une quantité qui te paraît fausse se signale pendant la consultation.
Chaque prix a son sous-détail. Il peut être exigé et servira aux prix nouveaux.
Aucune ligne à forte quantité n’est sous ton prix de revient. Le contrôle 5 te montre où regarder ; ton prix de revient, lui, reste le tien.
Chaque prix nettement bas a sa justification écrite. Prête si l’acheteur la demande.
Sous le capot
Comment l’outil lit ton tableau
Les nombres au format français : 1 234,56 ou 1234,56, avec ou sans « € » et « HT ». Un « 1,234 » se lit 1,234 ; un « 1.234 » se lit 1 234, sauf si la colonne écrit ses décimales avec un point.
Les colonnes sont reconnues à leur en-tête (N°, Désignation, Unité, Quantité, Prix unitaire, Montant), à défaut à leur contenu. Tu corriges d’un clic si l’outil se trompe ; une colonne « en lettres » est ignorée.
Les titres de chapitre : une ligne numérotée sans unité, sans quantité ni prix est un titre, pas un prix. Les sous-totaux, la TVA et le TTC sont écartés ; la ligne « Total HT » sert de total lu.
Le rapprochement du BPU et du DQE se fait par numéro de prix : « 1.2 » et « 1,2 » sont le même. Un numéro peut revenir plusieurs fois au DQE (tranches, bâtiments) : chaque ligne est contrôlée.
Au centime : chaque montant est comparé à quantité × prix à un demi-centime près. Si tous tes montants sont arrondis à l’euro, l’outil le voit et tolère l’arrondi.
Les fichiers : .xlsx (Excel), .ods (LibreOffice) et .csv s’ouvrent dans la page, sans rien installer. Un ancien .xls ou un fichier protégé par mot de passe ne s’ouvre pas : copie-colle les cellules.