Avant de continuer : cet article fait partie d’un ensemble. Pour la vue d’ensemble des usages de l’IA dans le quotidien d’un artisan du bâtiment, pars du guide complet IA pour artisan du bâtiment.
Le dossier de consultation arrive avec deux fichiers qui se ressemblent. Le premier, le BPU, aligne une centaine de lignes, chacune avec une unité et une case vide pour ton prix. Le second, le DQE, reprend les mêmes lignes avec une quantité déjà remplie par l’acheteur et une colonne qui multiplie. Le total du second est le prix sur lequel ton offre sera classée. Ce n’est pas le montant que tu seras payé.
Cette page suit l’entreprise qui remplit ces deux pièces pour un marché public de travaux à prix unitaires : ce qu’elles engagent, comment les remplir sans faire écarter l’offre, et ce que deviennent tes prix une fois le marché signé. Ce sont des règles par défaut : le CCAP et le règlement de la consultation de ton marché peuvent y déroger.
Quatre chiffres à connaître
- +1/3 · −1/4
- Les écarts de quantités exécutées, par nature d’ouvrage et par rapport au détail estimatif, au-delà desquels le titulaire d’un marché à prix unitaires peut être indemnisé.
- CCAG Travaux, article 16.2 · arrêté du 30 mars 2021
- 25 %
- L’augmentation limite du montant d’un marché sur prix unitaires, contre 5 % au forfait. La diminution limite y est de 20 %.
- CCAG Travaux, articles 14.3 et 15.1 · arrêté du 30 mars 2021
- 15 jours
- Pour préciser par écrit tes réserves sur un constat de quantités que tu refuses de signer. Absent aux constatations, tu es réputé l’accepter sans réserve.
- CCAG Travaux, article 11.4 · arrêté du 30 mars 2021
- 22 → 220 €
- Le prix unitaire erroné, sur un bordereau de 905 prix, que le Conseil d’État a admis de corriger comme une erreur purement matérielle.
- CE, 21 septembre 2011, n° 349149 · publié au recueil Lebon
Textes relus sur Legifrance le 27 septembre 2026.
Qu’est-ce qu’un BPU ?
Un BPU, ou bordereau des prix unitaires (on lit aussi « bordereau de prix unitaire »), est la liste des prix à l’unité d’un marché : un prix par nature d’ouvrage, sans quantité. Ces prix sont ensuite appliqués aux quantités que tu exécutes réellement.
Le code de la commande publique pose cette mécanique à son article R2112-6 : les prix d’un marché sont « 1° Soit des prix unitaires appliqués aux quantités réellement livrées ou exécutées ; 2° Soit des prix forfaitaires appliqués à tout ou partie du marché, quelles que soient les quantités livrées ou exécutées. » Le BPU porte les premiers. La décomposition du prix global et forfaitaire (DPGF) détaille les seconds.
- Prix unitaire ce que liste le BPU
- « Est un prix unitaire tout prix qui n’est pas forfaitaire au sens défini à l’alinéa précédent, notamment tout prix qui s’applique à une nature d’ouvrage ou à un élément d’ouvrage dont les quantités ne sont indiquées dans le marché qu’à titre évaluatif. »
- CCAG Travaux 2021, article 9.2, texte relu sur Legifrance le 27 septembre 2026.
Le cadre vient de l’acheteur : un numéro de prix, une désignation qui renvoie au CCTP, une unité (mètre carré, mètre cube, pièce) et la case de ton prix hors taxes, la seule que tu remplis. On le trouve dans le marché de travaux à prix unitaires, dans l’accord-cadre à bons de commande, où chaque bon fixe la quantité commandée (article R2162-13 du code de la commande publique), et dans le marché mixte, forfaitaire pour l’essentiel et unitaire pour quelques ouvrages à quantité incertaine, que le CCAG Travaux prévoit (article 14.3).
BPU, DQE, DPGF : qu’est-ce qui engage, qu’est-ce qui est payé ?
Le BPU engage tes prix. Le DQE n’engage pas les quantités, mais il sert de repère après la signature. La DPGF explique un forfait que les quantités ne font pas bouger.
| Pièce | Ce que c’est | Valeur contractuelle | Ce qui est payé | En cas d’écart de quantités |
|---|---|---|---|---|
| BPU | La liste des prix à l’unité, un par nature d’ouvrage, sans quantité | Contractuel dès que le marché le liste ; 9e sur 11 par défaut, 1er s’il est annexé à l’acte d’engagement (article 4.1) | Chaque prix × la quantité réellement exécutée et constatée (R2112-6, article 11.2) | Prix fixe Le prix ne bouge pas ; un ouvrage sans prix au marché appelle un prix nouveau (article 13.1) |
| DQE | Détail quantitatif estimatif : quantités estimées par l’acheteur × prix du BPU = prix de l’offre | Aucun engagement de quantité (article 9.2) ; contractuel si le marché le liste | Rien tel quel : on paie les quantités réelles, pas les siennes | Repère Ses quantités fixent les seuils d’indemnité, +1/3 et −1/4 par nature d’ouvrage (article 16.2), sauf en accord-cadre à bons de commande |
| DPGF | Décomposition d’un prix global et forfaitaire, poste par poste (article 9.3.2) | Seulement si le marché la cite (article 9.3.4) ; 9e sur 11 par défaut | Le prix forfaitaire, quelles que soient les quantités (R2112-6) | Total ferme Un changement de consistance notifié par ordre de service passe par un prix nouveau (article 16.3) |
Le CCAG Travaux 2021 ne dit pas quelles pièces sont contractuelles : son article 4.1 les classe « en cas de contradiction entre les stipulations des pièces contractuelles du marché ». Son commentaire range le bordereau des prix unitaires, « ou la série de prix qui en tient lieu », et « le détail estimatif » parmi les éléments de décomposition de l’offre financière : neuvième rang sur onze, derrière le CCTP. Mais le premier rang revient à « l’acte d’engagement (AE) et ses éventuelles annexes financières » : un BPU annexé à l’acte d’engagement passe devant tout le reste. La liste des pièces de ton CCAP tranche.
Le DQE (détail quantitatif estimatif) engage-t-il sur les quantités ?
Non, ni toi ni l’acheteur. Mais ses quantités ne disparaissent pas à la signature.
Le DQE applique les prix du BPU à des quantités estimées par l’acheteur, et son total donne le prix de l’offre. Il existe parce qu’une somme de prix unitaires ne veut rien dire : additionner des prix sans tenir compte du nombre prévisible de prestations « renforçait l’importance relative des prix unitaires les plus élevés », a jugé le Conseil d’État à propos d’un accord-cadre de services juridiques (CE, 13 novembre 2020, n° 439525). Ces quantités n’engagent personne : l’article 9.2 du CCAG Travaux 2021 les dit indiquées « qu’à titre évaluatif », et tu seras payé sur les quantités réelles.
L’accord-cadre à bons de commande fait exception : ni l’article 16 (16.4), ni les seuils de montant des articles 14 et 15.1 (14.6 et 15.2). Ce qui engage est le maximum, et le minimum s’il existe (article R2162-4 du code de la commande publique) ; les quantités viennent des bons de commande. Si l’accord-cadre a un seul titulaire et que les commandes n’atteignent pas le minimum, l’article 15.2 lui donne droit à « une indemnité égale à la marge nette » qu’il aurait réalisée sur le reste, à justifier dans les trente jours du terme. Là, le DQE n’est qu’une simulation pour comparer les offres.
Comment remplir un BPU et un DQE sans faire écarter l’offre ?
Toutes les lignes, sans toucher au cadre, avec le même prix dans les deux pièces, et des prix pensés pour l’exécution autant que pour le classement.
1. Toutes les lignes. Une offre incomplète est irrégulière (article L2152-2 du code de la commande publique). Une entreprise avait omis un seul prix du BPU, alors que son détail quantitatif, qui reprenait les mêmes postes, était complet. Le juge des référés y avait vu une « simple erreur matérielle » ; le Conseil d’État a jugé que l’acheteur ne peut pas « modifier ou rectifier lui-même une offre incomplète » (CE, 25 mars 2013, n° 364824). La régularisation existe, mais l’acheteur « peut » l’autoriser, il n’y est pas tenu (article R2152-2).
2. Le cadre de l’acheteur, intact. Numéros, désignations, unités, quantités du DQE sont des exigences des documents de la consultation : une offre qui ne les respecte pas est irrégulière (même article L2152-2), et la page sur la DPGF cite l’arrêt qui l’a jugé pour des quantités modifiées. Une quantité qui te paraît fausse se signale à l’acheteur pendant la consultation.
3. Le même prix, au centime, dans les deux pièces. Fais calculer le DQE à partir du BPU par une formule, jamais par une seconde saisie : c’est la ressaisie qui produit les écarts traités plus bas.
4. Des prix construits au sous-détail. L’article 9.3.3 du CCAG Travaux 2021 décompose un prix unitaire en déboursés (personnel, charges, matériaux, matériel), frais généraux et impôts en pourcentage de ces déboursés, puis marge pour risques et bénéfices. Ce sous-détail te suit : un ordre de service peut en exiger la production sous vingt jours au moins, et s’il manque, le premier acompte qui suit est bloqué (9.3.4) ; ses éléments servent ensuite à établir les prix nouveaux (article 13.3). Un sous-détail sans marge donne des prix nouveaux sans marge.
5. Deux calculs, pas un. Ton offre est classée sur les quantités du DQE, mais payée sur les quantités réelles. Exemple fictif : 300 m³ de déblais au DQE, chiffrés 4 euros sous ton prix de revient pour gagner des points. L’écart pèse 1 200 euros au DQE ; si le chantier en sort 520 m³, la perte monte à 2 080 euros. Calcule donc ton total au DQE pour gagner, et ta marge sur les quantités que tu crois réalistes pour ne pas perdre.
Fiche pratique
Vérifier un BPU et un DQE avant de les déposer
Huit contrôles, sur la version que tu vas déposer.
Complet
- Chaque ligne du BPU porte un prix : l’acheteur ne peut pas compléter une offre incomplète.
- Aucun numéro, aucune désignation, aucune unité modifiés : le cadre est une exigence de la consultation.
- Les quantités du DQE sont celles de l’acheteur : un doute se pose en question, pas en correction.
Cohérent
- Le prix du DQE est celui du BPU, au centime : calculé par formule, pas ressaisi.
- Chaque montant vaut quantité × prix, et le total est le même partout où l’offre le reporte.
Tenable
- Chaque prix a son sous-détail : il peut être exigé et servira aux prix nouveaux.
- Aucune ligne à forte quantité n’est sous ton prix de revient : elle sera payée à ce prix sur les quantités réelles.
- Chaque prix nettement bas a sa justification écrite, prête si l’acheteur la demande.
Isoler la fiche pour l’imprimerC’est prêt : lance l’impression (Ctrl+P, ou Cmd+P sur Mac), seule la fiche sortira.Fiche tirée de « BPU et DQE : remplir le bordereau des prix unitaires », productiv-ia.fr
Le BPU et le DQE ne concordent pas : que fait l’acheteur ?
Il ne choisit pas le chiffre qui l’arrange : il te demande des précisions, autorise une régularisation ou rectifie une erreur purement matérielle, trois voies étroites.
Le CCAG Travaux 2021 ne départage pas le bordereau et le détail estimatif : son article 4.1 les range ensemble au neuvième rang. Quand une règle de priorité existe, elle est dans les documents de ta consultation : lis-la avant de remplir.
- Demander des précisions. En appel d’offres ouvert, l’acheteur « ne peut négocier avec les soumissionnaires. Il lui est seulement possible de leur demander de préciser la teneur de leur offre » (article R2161-5). Ta réponse précise l’offre, elle ne change pas ton prix.
- Autoriser une régularisation, pour tous les soumissionnaires concernés, « à condition qu’elles ne soient pas anormalement basses » et sans « en modifier des caractéristiques substantielles » (article R2152-2).
- Rectifier une erreur purement matérielle, « d’une nature telle que nul ne pourrait s’en prévaloir de bonne foi dans l’hypothèse où le candidat verrait son offre retenue » (CE, 21 septembre 2011, n° 349149, publié au recueil Lebon). Sur un bordereau de 905 prix, le prix n° 903, transport et stockage de déchets dangereux, était à 22 euros : sa décomposition omettait la ligne du stockage et du traitement. L’entreprise a indiqué 220 euros, et le Conseil d’État a annulé la procédure qui l’avait écartée pour ce motif.
La limite est tracée par la cour administrative d’appel de Lyon (5 janvier 2012, n° 10LY01425). Un prix figurait à 4 383,82 euros hors taxes au DQE et à 8 383,82 euros au BPU. La commission d’appel d’offres avait recalculé l’offre au prix du bordereau, de 295 057,32 à 303 057,32 euros, ce qui la faisait passer deuxième, au nom d’une clause de l’ancien CCAG Travaux : « le bordereau des prix unitaires prévaut sur le détail estimatif des prix ». L’entreprise situait l’erreur dans le bordereau. La cour a jugé que la commission « ne pouvait pour autant, compte tenu des explications avancées par la société », rectifier le montant de l’offre : le marché passé avec le concurrent est resté annulé.
Une discordance ne se rattrape qu’à la marge après le dépôt. Elle s’évite avant, par la formule du point 3.
Un prix unitaire très bas rend-il l’offre anormalement basse ?
Pas à lui seul : le caractère anormalement bas s’apprécie sur le prix global. Mais un prix qui paraît anormal oblige l’acheteur à te demander de le justifier.
Une offre anormalement basse est « une offre dont le prix est manifestement sous-évalué et de nature à compromettre la bonne exécution du marché » (article L2152-5). Quand une offre semble l’être, l’acheteur « exige que l’opérateur économique fournisse des précisions et justifications sur le montant de son offre », et ne la rejette qu’après les avoir vérifiées (article L2152-6). Les justifications recevables tiennent notamment au procédé de construction, aux solutions techniques ou aux « conditions exceptionnellement favorables » dont tu disposes, à l’originalité de l’offre (article R2152-3). L’offre est rejetée si ces éléments « ne justifient pas de manière satisfaisante le bas niveau du prix ou des coûts proposés » (article R2152-4).
Pour un bordereau, la règle utile vient du Conseil d’État : « l’existence d’un prix paraissant anormalement bas au sein de l’offre d’un candidat, pour l’une seulement des prestations faisant l’objet du marché, n’implique pas, à elle-seule, le rejet de son offre comme anormalement basse », car « Le prix anormalement bas d’une offre s’apprécie en effet au regard de son prix global » (CE, 13 mars 2019, n° 425191, mentionné aux tables du recueil Lebon). L’entreprise proposait de ne pas facturer une collecte supplémentaire d’ordures ménagères, et son offre avait été écartée pour ce seul motif, à tort.
Garde donc, pour chaque prix nettement sous le marché, la justification écrite que demande l’article R2152-3 : ton sous-détail la porte déjà. Et souviens-toi qu’une offre anormalement basse ne peut pas être régularisée (R2152-2).
Après la signature : comment tes prix unitaires sont-ils payés ?
Au prix du bordereau, sur les quantités réellement exécutées que les constatations contradictoires établissent. Ces constats font ta facture, et ils ont leurs délais.
Ce qu’on constate. Pour des travaux réglés sur prix unitaires, les constatations portent « sur les éléments nécessaires au calcul des quantités à prendre en compte, tels que résultats de mesurages, jaugeages, pesages, comptages » (article 11.2 du CCAG Travaux 2021). Ta demande part en même temps au maître d’œuvre et au maître d’ouvrage (11.3).
Les délais. La constatation a lieu au plus tard huit jours après ta demande, et le constat est dressé sur-le-champ. Si tu refuses de le signer ou le signes avec réserves, tu as quinze jours pour préciser ces réserves par écrit, au maître d’œuvre et au maître d’ouvrage. Absent alors que tu étais « dûment convoqué en temps utile », tu es « réputé accepter sans réserve le constat qui en résulte » (11.4).
Ce qui sera caché. Pour les ouvrages qui seront enterrés ou recouverts, c’est à toi de demander le constat à temps. À défaut, et sauf preuve contraire fournie à tes frais, tu n’es « pas fondé à contester la décision du maître d’œuvre relative à ces prestations » (11.5). Une tranchée remblayée sans métré contradictoire se paie sur la quantité du maître d’œuvre.
La demande de paiement. Chaque mois, ton projet de décompte comporte « le relevé des travaux exécutés, tels qu’ils résultent des constatations contradictoires ou, à défaut, de simples appréciations » (article 12.1.3), avec les calculs des quantités prises en compte (12.1.7). Et « Les prix unitaires ne sont jamais fractionnés pour tenir compte des travaux en cours d’exécution » : un forfait peut se payer à l’avancement, un prix unitaire se paie à l’unité achevée. C’est ta situation de travaux qui porte ce relevé.
Quantités réelles et DQE : que se passe-t-il en cas d’écart ?
Le prix unitaire reste celui du bordereau. Au-delà de certains seuils, l’écart ouvre droit à une indemnité en fin de compte, et l’approche du montant du marché t’oblige à prévenir.
Par nature d’ouvrage, l’article 16. Une nature d’ouvrage, ce sont les ouvrages « réglés par application d’un même prix unitaire dans le détail estimatif » (article 16.1). Si, par suite d’ordres de service ou de circonstances qui ne sont ni de ta faute ni de ton fait, les quantités exécutées « augmentent de plus d’un tiers ou diminuent de plus d’un quart par rapport aux quantités portées au détail estimatif du marché », tu as droit à être indemnisé, en fin de compte, du préjudice que ces changements t’ont éventuellement causé (16.2). L’indemnité se calcule sur la différence entre les quantités réellement exécutées et les quantités prévues augmentées d’un tiers ou diminuées d’un quart. Deux exclusions : les natures d’ouvrages dont le montant est inférieur à 5 % du montant du marché à la fois au détail estimatif et au décompte final, et les prix du bordereau sans quantité au détail estimatif, sauf si les travaux payés à ces prix dépassent 5 % du marché.
Pour le marché entier, les articles 14 et 15. Sur prix unitaires, l’indemnité s’ouvre au-delà d’une augmentation de 25 % du montant contractuel (article 14.3) ou d’une diminution de 20 % (article 15.1), contre 5 % au forfait. Et l’article 14.4 t’oblige à prévenir trente jours au moins avant que le montant des travaux atteigne le montant contractuel, faute de quoi « Les travaux qui sont exécutés au-delà du montant contractuel ne sont pas payés » (14.4.1). Quand le montant suit les quantités, c’est le courrier à ne pas oublier : la page sur le CCAG Travaux le détaille.
Un ouvrage sans prix au bordereau, un prix nouveau. L’article 13 ne vise que les prestations notifiées par ordre de service « pour lesquelles le marché n’a pas prévu de prix » (article 13.1). Une quantité en plus sur une ligne du bordereau reste payée au prix du bordereau ; un ouvrage absent du bordereau appelle un prix nouveau, bâti sur tes sous-détails (13.3), selon la procédure décrite dans la page sur les travaux supplémentaires. En accord-cadre à bons de commande, rien de tout cela : seule joue l’indemnité du minimum non atteint, vue plus haut.
Toutes ces indemnités se demandent « en fin de compte ». Chiffre-les dans ton projet de décompte final, car « Le titulaire est lié par les indications figurant au projet de décompte final » (article 12.3.1), puis défends-les dans les délais du décompte général.
Ce que l’IA fait sur un BPU, et ce qu’elle ne fait pas
Elle contrôle bien ce qui se compte, et mal ce qui se décide : lignes vides, prix du DQE différent du BPU, calculs faux, et les lignes qui pèsent le plus dans le total, là où une erreur de quantité coûtera cher.
Tu es un assistant qui contrôle un bordereau des prix unitaires (BPU)
et son détail quantitatif estimatif (DQE) avant le dépôt d'une offre
de marché public de travaux. Français, ton factuel, sans tiret cadratin.
PIECES FOURNIES :
- Le BPU rempli : [COLLER OU JOINDRE].
- Le DQE rempli : [COLLER OU JOINDRE].
REGLES ABSOLUES :
- Ne propose aucun prix et ne modifie aucune quantité.
- Désigne chaque anomalie par son numéro de prix.
- Si une information manque, écris [NON FOURNI].
PRODUIS :
1. LIGNES VIDES : les numéros de prix du BPU sans prix.
2. DISCORDANCES : les lignes où le prix du DQE diffère de celui du BPU,
avec les deux valeurs.
3. CALCULS : les lignes du DQE où quantité x prix ne donne pas le
montant affiché, puis le total recalculé.
4. POIDS : les dix lignes du DQE au plus fort montant, en % du total.
À lire ensuite
- DPGF : définition, remplissage et pièges : la pièce jumelle, au forfait.
- CCAG Travaux 2021 : les délais qui coûtent de l’argent après la signature.
- Travaux supplémentaires : ordre de service, prix nouveau, avenant.
- Situation de travaux : où tes quantités deviennent une facture.
- Répondre aux appels d’offres : la méthode de réponse, mémoire technique compris.
- Métré et quantitatif par IA : pourquoi une quantité se mesure et ne se demande pas à un modèle de langage.
Pour savoir quelles pièces de tes dossiers de consultation gagneraient à être contrôlées par l’IA sans t’exposer sur les prix qui engagent, le diagnostic IA part de ta réalité de terrain, pas d’un modèle générique.
Citer cette page
#ecarts pour les écarts de quantités ou #discordance pour une discordance entre BPU et DQE.Sources
Textes relus sur Legifrance le 27 septembre 2026, dans leur version en vigueur ce jour-là.
- Code de la commande publique, article R2112-6 : prix unitaires et prix forfaitaires
- Arrêté du 30 mars 2021, NOR ECOM2106871A : approbation du CCAG Travaux, applicable aux seuls marchés qui s’y réfèrent (article 1er)
- CCAG Travaux 2021, articles 4 (ordre des pièces et commentaire), 9 (prix unitaire, sous-détail), 11 (constats contradictoires), 12 (version du 8 octobre 2021, décomptes), 13 (prix nouveaux), 14, 15 et 16 (écarts de montant et de quantités)
- Code de la commande publique, articles L2152-2, R2152-2 et R2161-5 : offre irrégulière, régularisation, précisions
- Code de la commande publique, articles L2152-5, L2152-6, R2152-3 et R2152-4 : offre anormalement basse
- Code de la commande publique, articles R2162-4 et R2162-13 : accord-cadre et bons de commande
- Conseil d’État, 21 septembre 2011, n° 349149 (publié au recueil Lebon), 25 mars 2013, n° 364824, 13 mars 2019, n° 425191 (mentionné aux tables) et 13 novembre 2020, n° 439525
- Cour administrative d’appel de Lyon, 5 janvier 2012, n° 10LY01425
Rédigé par IA, validé par humain. Cette page ne remplace ni le texte du CCAG Travaux, ni les pièces particulières de ton marché, ni l’avis d’un conseil sur une offre écartée ou une réclamation.